Bouquins...
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lundi, janvier 2010
Par Pascale le lundi, janvier 2010, 21:01
Rencontre entre une adolescente à l'intelligence alambiquée, une enfant précoce et une jeune femme qui vit dans la rue. L'histoire est très bien menée : je n'ai pas lâché le bouquin de tout le week-end ! Lou Bertignac nous fait partager la curiosité, le paradoxe et la sensibilté de son intelligence.
Sa perception de la société m'a fait penser à un document sous Photoshop (pas très poétique, désolée !) : plusieurs calques se superposent. Au premier coup d'oeil, on ne voit qu'une seule image. Puis, on réalise que cette image n'existe qu'en superposant plusieurs images, qui ne communiquent absolument pas entre elles. Elles existent indépendamment l'une de l'autre : la transformation d'un calque n'induit aucun changement dans les autres calques. L'image finale a changé mais pas en profondeur.
Notre société est composée de différents 'mondes' qui ne communiquent pas entre eux. Chacun suit sa route, reste dans son monde, et c'est vraiment dommage. Il y a tant à apprendre des autres. Tout le monde le sait, mais ce livre nous le rappelle une fois encore, et ce n'est pas de trop !
Je ne suis pas sûre d'être très claire... Mais vous l'aurez compris, à travers une histoire très attachante et captivante, ce livre nous fait réfléchir. Il a obtenu le Prix des Libraires : bravo !
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mercredi, janvier 2010
Par Pascale le mercredi, janvier 2010, 18:22
J'ai commencé à écrire ces quelques mots en vous parlant de la fin, tellement à la hauteur du livre... puis je me suis dit que cela vous ôterait peut-être une partie de l'envie de le lire. Je ne peux pas vous faire ça !
C'est d'abord un voyage à Kaboul, un voyage en Enfance. Puis, l'histoire d'un peuple, de son pays, de ses blessures qui viennent de l'intérieur. L'histoire d'un exil. L'histoire d'un père, de son fils, de liens si forts entre 2 personnes que l'on ne sait pas si l'on doit dire Amour ou Amitié, l'histoire d'un respect, d'une distance qui n'éloigne pas, d'un secret qui étouffe, d'un pardon que l'on ne s'autorise pas. C'est aussi une très belle histoire d'Amour autour d'un vide qui devient une absence...puis finalement, un fin rayon de soleil.
Un très grand moment, une émotion intense...un livre qui fait réfléchir, comprendre, un livre qui chamboule, qui fait du mal...et du bien !
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samedi, juillet 2009
Par Pascale le samedi, juillet 2009, 09:15
Oui, il s'agit bien du film avec Kate Winslet en ce moment sur les écrans de cinéma (à moins que ce soit déjà passé, je ne suis pas vraiment au courant de l'actualité des programmes !). Je ne sais pas ce que ça donne en images, mais le bouquin est excellent. Une écriture droite, claire, solide. Une histoire passionnée et passionante. Des sentiments très forts à des milliers de kilomètres de la mièvrerie. Une histoire d'amour mêlée à l'amour du Verbe, de la parole, de la lecture et de l'écriture. Une réflexion très interressante sur la liberté de pouvoir décidé pour soi, même si les autres ont parfois l'air mieux placés. Tout cela sur fond de procès nazis, mais finalement, ce côté là ne prend pas tant de place.
Non, vraiment, vous pouvez vous lancer...et n'oubliez pas de partager vos réflexions !
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vendredi, juin 2009
Par Pascale le vendredi, juin 2009, 22:54
Après avoir finalement passé beaucoup de temps à préparer cette journée du 16 mai, entre coutures, invitations, mise en place...j'ai dû ensuite m'occuper un peu plus assidûment de ma famille et de son quotidien ! Fêtes scolaires, préparation d'anniversaire (vous aurez bientôt quelques images de petits sacs colorés, mais sans colorants, à remettre aux jeunes invités), installation du coin jardin pour les fêtes et barbecue à venir... Enfin voilà, donc peu de choses qui vous intéresseront, en dehors peut-être de ce "Chagrin d'école", bien sympathique. Daniel Pennac était apparemment "un cancre", selon ses mots, avant de devenir professeur et écrivain. Si vous avez près de vous des enfants passionnants dans la vie qui se transforment en OVNI dès qu'ils franchissent le seuil de l'Ecole, si vous avez l'estomac noué à chaque "heure des mamans" qui devient souvent "heure des angoisses" en voyant la tête d'un instit' dépité se dirigeant vers vous...lisez ce bouquin. Il parle de ce que ressent le "mauvais" élève devant le "mauvais" prof et certaines choses deviennent plus claires. Je ne donnerai pas de citations bien que la tentation soit toujours très grande (mais ces bouts de phrases perdent tellement de sens et d'intensité en dehors de leur contexte), mais il parle notamment de "cours d'ignorance", auxquels tous les professeurs en devenir devraient assister, afin de mieux comprendre le fonctionnement de ces élèves qui n'arrivent pas à laisser entrer le savoir. Il parle aussi d'amour tout simplement, très pudiquement, l'amour sans lequel il est impossible de transmettre quoique ce soit. Je suis bien d'accord !
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lundi, avril 2009
Par Pascale le lundi, avril 2009, 11:29
Enfin, un bon bouquin! L'éternité de l'instant, Zoé Valdés Ca faisait un petit moment que je me perdais dans des pages vides de sens et d'intérêts...Bêtement, quand je commence un livre, je me sens obligée de le terminer, qu'il m'interresse ou pas. J'ai toujours l'impression que je vais finalement trouver quelquechose...et ce n'est pas toujours le cas. Le bouquin traîne pendant des semaines, je l'oublie, trouve toujours mieux à faire...et pendant ce temps , la lecture me manque ! Vous l'aurez compris, je suis un peu compliquée...on ne se refait pas! Après m'être octroyé le droit d'abandonner Carmen Posadas et ses "Petites infamies", me voici en voyage en Chine, début XXème, avec...Zoé Valdés ! J'avais déjà lu et aimé " La douleur du dollar", un univers très cubain, en accord avec ses origines : je n'ai pas de souvenirs précis, mais l'atmosphère était plutôt bruit, chaleur, sexe et misère. Elle a choisit dans ce roman d'investir l'histoire de son grand-père chinois. Dans "L'éternité de l'instant", que je commence à peine, on a le sentiment de pénétrer dans un univers à la fois léger, car les contingences matérielles n'ont que peu d'importance, mais aussi très dense car les personnages et leurs pensées, leurs chemins ont une rare authenticité. Chaque geste, chaque parole ont un sens. On réalise alors combien nos vies occidentales du XXIème siècle sont encombrées ! On s'attache aux personnages, à leur histoire, même s'ils sont bien loin de notre quotidien et de nos préoccupations...certainement d'ailleurs PARCEQU'ils sont si differents. Bon, je m'arrête là et vous donnerai plus de nouvelles quand je l'aurai terminé. A très vite ! ... Quelques jours plus tard Ca y est je l'ai terminé. Magnifique ! La deuxième partie n'est pas exactement sur le même ton, mais la toile de fond dressée en première partie est toujours présente. Je crois que je ne vais pas trop vous en dire. J'ai envie de vous laisser le plaisir de découvrir la suite de l'histoire, de l'aventure même, car cette seconde partie ressemble plus à une aventure, parfaitement contée, entre 2 continents, deux époques et des personnages qui changent de noms au cours du temps... La qualité de l'auteur fait que l'on n'est justement jamais perdu dans ces labyrinthes de vie, de pensées. Au contraire, on en redemande et quand on voit la fin du bouquin approcher, on voudrait "lire en marche arrière" ! N'avez-vous jamais eu ce sentiment de vouloir avancer dans l'histoire, sans approcher de la fin pour autant. Alors la lecture se ralentit, se déguste, et lorsque la dernière page est tournée, on retourne au hasard, on se replonge dans quelques phrases juste pour prolonger un peu le plaisir. Puis c'est fini, on ferme le bouquin, la mort dans l'âme. Et ce genre de livres, je ne peux pas les ranger tout de suite dans la bibliothèque. Ils restent posés quelque part dans la maison. Je les croise, je les vois et ils font encore partie de mon quotidien. Je vous laisse à vos lectures, qui m'interressent ! N'oubliez pas de partager vos idées !
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Par Pascale le lundi, avril 2009, 11:26
Tellement séduite par Territoire fragile d'Eric Fottorino, je me suis lancée dans Baisers de Cinéma, du même auteur. Elevé par son père, un photographe de plateau, génie des lumières, il ne sait presque rien de sa mère. C'est sur les écrans des cinémas d'Art et d'Essais parisiens qu'il va la rechercher, certain de la reconnaître dans l'écume de La Nouvelle Vague. Les mots sont toujours aussi justes, l'atmosphère enveloppante, la lumière plus que présente. On est happé de la 1ère à la dernière page...excellent livre, mais je le classerais légèrement au-dessous de Territoire fragile, que j'ai trouvé bouleversant.
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Par Pascale le lundi, avril 2009, 10:18
Je suis dans une phase de chance concernant le choix de mes bouquins ! Je viens d'en terminer un aussi fabuleux : Un territoire fragile Eric Fottorino. L'histoire se déroule en Norvège, entre un homme qui se dit accordeur de corps et une jeune femme blessée. Une merveille, foncez !
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